L'archerie, une collection unique en France
- Si le premier arc connu, retrouvé à Stellmoor en Allemagne, a été créé il y a 11 000 ans, ce type d’arme existait déjà probablement 5 000 ans auparavant.
Utilisé pour la chasse et la guerre, l’arc est présent sur tous les continents : sa fabrication et son usage varient selon les ressources naturelles et les cultures locales. En Afrique, les arcs dits «simples», c'est-à-dire fabriqués avec une seule essence de bois, sont peu puissants mais néanmoins redoutables car les flèches sont empoisonnées. En Mongolie, en revanche, les cavaliers utilisent des armes «composites» d’une force extrême. Au Japon, le tir à l’arc est devenu un art martial raffiné appelé Kyudo.
L’âge d’or de l’archerie en Europe est certainement le Moyen Âge. Le grand arc en if appelé long bow arme les archers anglais qui infligent à Crécy et à Azincourt de terribles défaites aux Français au cours de la guerre de Cents Ans. Le corps des Francs Archers, chargé de la police des villes, est créé par Charles VII en 1448. Par la suite, au XVIe siècle, l’arc et l’arbalète perdent leur rôle militaire au profit d’armes à feu comme l’arquebuse. Néanmoins, le tir à l’arc reste pratiqué dans des compagnies traditionnelles, toujours actives aujourd’hui en Picardie et en île-de-France. Les collections du musée reflètent la richesse de leurs traditions en présentant des événements comme le tir de l’abat l’oiseau ou la fête du Bouquet provincial.
Outre ces pratiques, le tir à l’arc est également une discipline olympique. Les collections du musée évoquent le savoir-faire des facteurs d’arcs et les progrès techniques dont ont bénéficié les archers, tant dans le domaine sportif que dans celui de la chasse à l’arc, réglementée en France depuis 1995.


