L'arc de Holmegaard


Reproduction d’un arc mésolithique

 

Vers 6500 av. J.-C.

Bois d’orme

Don des Amis du musée, 1996

Inv. 1996.04.11



L'arc de Holmegaard au Musée de l'archerie et du Valois

En 1963, deux arcs ont été retrouvés à Holmegaard, au Danemark. Ce lieu de découverte a donné son nom à un type d’arc mésolithique caractéristique : le « type Holmegaard ». 

 

L’un de ces arcs était presque complet, bien que fracturé en cinq. Mesurant actuellement 1,54 m sa taille d’origine est estimée à 1,70 m. 

 

Comme la plupart des arcs préhistoriques, il est fabriqué en orme. Ce bois n’est certes pas aussi adapté que l’if, mais il a la particularité d’être disponible en quantité suffisante dans la région tout en étant bien droit et sans nœud. 

 

Son mode de fabrication, permettant à la face interne de résister à la pression tout en laissant la face externe s’allonger, démontre une très grande connaissance des principes mécaniques du fonctionnement d'un arc. 

 

Ses branches sont larges et plates mais ont été amincies aux extrémités afin de les rendre plus légères et donc de réduire la force nécessaire pour bander l’arc. Les fibres de bois ont été préservées. En effet, aucune d’elles n’est rompue, ce qui renforce l’arc et le préserve contre les cassures. 

 

La poignée est bien définie et amincie afin de limiter la déviation latérale à la décoche, également appelée « le paradoxe de la flèche ». 

 

Ces arcs permettaient de tirer des flèches légères pouvant atteindre les 180 km/h à pleine puissance pour un homme adulte. Elles étaient réalisées dans des bois divers et pouvaient être munies de renflements utilisés comme des maquets afin d’abattre les petits animaux sans endommager leurs plumes ou leur fourrure. Pour des proies plus importantes, on utilisait des pointes de flèches en silex auxquelles on ajoutait des barbelures collées avec du brai de bouleau. 

 

Cette pièce constitue un jalon important dans la connaissance qu’ont les archéologues des technologies utilisées durant la Préhistoire.